Carlos Ghosn donne donc ce mercredi à Beyrouth une conférence de presse qu’on dira pour le moins attendue. Ce sera la première apparition publique du magnat déchu de l’automobile qui pourrait – l’Agence France-Presse dit bien: qui «pourrait» – éclaircir les circonstances rocambolesques de sa fuite du Japon, où il est accusé de malversations financières. C’est que l’ancien PDG de Renault-Nissan, 65 ans, a une stratégie de communication très affûtée. Il distille ainsi savamment ses déclarations depuis son arrivée le 30 décembre 2019 au Liban, son pays d’origine.


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Il a notamment invoqué une sorte de théorie complotiste en déclarant à la chaîne de télévision américaine Fox Business qu’il avait des «preuves réelles» montrant qu’on voulait le faire tomber au Japon et qu’il allait donner des noms lors de cette conférence: «I have «actual evidence» this was a coup to take me down», a-t-il dit. On va donc voir ce qu’on va voir… à 15h locales (14h en Suisse), au Syndicat de la presse de Beyrouth. Enfin… certains vont voir, puisque l’équipe de communication du tycoon a méticuleusement organisé le processus d’accréditation des journalistes autorisés à y participer.