Carlos Ghosn donne donc ce mercredi à Beyrouth une conférence de presse qu’on dira pour le moins attendue. Ce sera la première apparition publique du magnat déchu de l’automobile qui pourrait – l’Agence France-Presse dit bien: qui «pourrait» – éclaircir les circonstances rocambolesques de sa fuite du Japon, où il est accusé de malversations financières. C’est que l’ancien PDG de Renault-Nissan, 65 ans, a une stratégie de communication très affûtée. Il distille ainsi savamment ses déclarations depuis son arrivée le 30 décembre 2019 au Liban, son pays d’origine.