La dislocation de la matrice catholique française, diagnostiquée dans L’Archipel français de Jérôme Fourquet (Ed. Seuil) n’est pas qu’un phénomène social ou religieux. Elle est, à la veille de l’élection présidentielle d’avril 2022, un facteur à surveiller de très près. D’abord parce que le sentiment d’impuissance ressenti par de nombreux fidèles français après les révélations de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise et les promesses d’indemnisation des victimes risque de nourrir, au sein d’une partie de cette population croyante et attachée à l’institution cléricale, une profonde désaffection envers la politique et envers l’exigence nouvelle de transparence.