«Le nombre d’infections augmente», déclare Alain Berset pour justifier le maintien des restrictions. En réalité, il ne s’agit pas des «infections», mais des tests positifs, ce qui n’est pas du tout la même chose. On doit d’abord critiquer la notion d’«infection asymptomatique»: en tout cas dans la sphère ORL, la première touchée par le Covid-19, il n’y a pas d’infection sans symptômes, qu’il s’agisse d’une forme de rhume, ou de fièvre, ou de toux, ou de perte d’odorat. «Dans 80% des cas, les patients «testés positifs» ne sont ni malades, ni contagieux», déclarait Antoine Flahault sur les ondes de la RTS, il y a quelques mois.

Comment l’expliquer? Par la technique des tests utilisés. Pour détecter la présence d’un virus, le test PCR passe par une technique d’amplification. Lorsque le test devient positif après 20 cycles d’amplification, on est en présence d’une forte charge virale. Jusqu’à 30 cycles environ, on doit considérer que le patient est à la fois infecté et contagieux. Mais tous les laboratoires poursuivent l’amplification jusqu’à 40, voire 50 cycles d’amplification, ce qui permet de détecter des quantités infimes d’ARN viral, sans portée infectieuse ni contagieuse. Le résultat est certes «positif», mais les laboratoires qui font bien leur travail, comme aux HUG paraît-il, accompagnent les résultats des tests par un commentaire signalant une charge virale faible à considérer comme non infectieuse.