On a tous fait l’expérience, ces dernières semaines, d’arpenter des rues ressemblant à un décor de cinéma figé tant la vie y semble absente. En allant courir tôt le matin, il m’est arrivé, comme lors de ces courses populaires qui offrent le plaisir de ne pas avoir à se soucier du trafic, de pouvoir traverser des rues vides quasiment à l’aveugle, de ressentir un puissant sentiment de liberté alors même que l’époque est au retranchement, à la prudence, aux gestes barrières.