Ella-Mona Chevalley, 24 ans, est cheffe du groupe Vert·es et Solidaires au Conseil communal d’Yverdon. Dans le civil, elle termine ses études en sciences et politiques environnementales. Elle vient de familles paysannes, du côté de son père tout comme celui de sa mère. Ce sont les enjeux du changement climatique, de la perte massive de la biodiversité et des inégalités sociales qui ont présidé à son engagement au sein de la Grève du climat, puis en politique. Pour Le Temps, elle livre sa réflexion issue de son travail de master sur l’agroécologie et a invité deux autres auteur·es à exposer leur point de vue sur l’avenir de l’agriculture suisse:

Paradoxalement, l’agriculture est elle-même menacée par les problèmes qu’elle renforce. Le réchauffement climatique, s’ajoutant à la perte de la biodiversité, l’érosion, la pollution et la perte de fertilité des sols, représente l’un des enjeux majeurs menaçant la sécurité alimentaire. Il apparaît alors évident que l’agriculture doit évoluer vers un système durable, aussi bien écologiquement que socialement parlant. A l’heure où la Politique Agricole 22+ a été renvoyée à 2025 et où la population suisse va bientôt devoir à nouveau s’exprimer sur une thématique agricole, il est temps de mener une réflexion commune et globale sur le futur de l’agriculture en Suisse.