En mars 2020, il y a presque une éternité tant nos repères temporels ont été chamboulés par des mois de semi-confinement, de télétravail et de mesures aussi coercitives que nécessaires, j’évoquais pour la première fois, dans cette colonne hebdomadaire, le coronavirus. On parlait alors beaucoup du virus, et moins de la maladie qu’il provoque. Depuis, je ne sais combien de chroniques j’ai consacrées au Covid-19 et à ses effets dévastateurs sur l’écosystème culturel. Trop, beaucoup trop, probablement. Trois ans auparavant, en mars 2017, lorsque «(In)culture» faisait son apparition dans «Le Temps Week-end», deuxième cahier de l’édition du samedi, je ne pensais pas être un jour confronté à une fermeture totale des cinémas, musées, salles de spectacle et clubs de musique.