Il n’y a désormais plus de sursis pour Fessenheim. De l’époque Valéry Giscard d’Estaing à la présidence d’Emmanuel Macron, voici l’épilogue (provisoire) d’une longue saga qui a fait d’une fermeture de centrale nucléaire en France un serpent de mer de la vie politique. C’est en même temps l’aboutissement d’une promesse initialement formulée pour 2016 par François Hollande comme enjeu de négociation entre les Verts et le PS lors de sa campagne présidentielle de 2012.

Le décret confirmant l’arrêt total et définitif des réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim – à une petite cinquantaine de kilomètres au nord de Bâle – avant la fin du mois de juin 2020 a enfin été signé par le gouvernement français, qui a salué une «première étape dans la stratégie énergétique» du pays.