Cette fois, c’est un film qui rallume la flamme. Sorti ce mercredi en France, le nouveau De Gaulle incarné par l’acteur Lambert Wilson a relancé la machine mémorielle infernale (lire la critique d'Antoine Duplan), assurée de prospérer jusqu’au cinquantième anniversaire de la mort du général, le 9 novembre. Impossible, parmi les dernières publications consacrées à l’homme du 18 juin, de trouver quoi que ce soit de critique, de distant, de mesuré. Tout est hagiographie. A commencer – logique – par le Dictionnaire amoureux du général (Ed. Plon) signé par l’écrivain Denis Tillinac, dont on connaissait surtout, jusque-là, la passion amicale et corrézienne pour Jacques Chirac.