Le journalisme culturel est ainsi fait que tout en assumant sa subjectivité, son quotidien souvent prévisible n’est bousculé que par les nécrologies qu’il faut subitement rédiger. Ainsi, ces dernières semaines, il a fallu réagir à la disparition d’un batteur anglais, d’un compositeur grec, d’un chef de chœur fribourgeois puis d’un acteur français. Watts, Theodorakis, Corboz et Belmondo ont eu dans la presse des traitements divers et variés, allant de plusieurs pages spéciales pour le populaire Bébel à une simple colonnette – mais pas dans Le Temps – pour l’auteur de la musique de Zorba le Grec.