Le cerveau humain est tel que, face à un problème nouveau, à une crise soudaine, à une catastrophe inattendue, il aime se plonger dans la littérature, s’immerger dans la fiction, partir à la recherche de textes qui pourraient l’aider à ne pas se sentir comme un Petit Poucet sans cailloux. La pandémie de Covid-19, qui bouscule les habitudes et les certitudes de la planète entière, a ainsi remis en lumière de nombreux romans. Le journal que vous lisez a pris le temps d’en lister – autour de La Peste, de Camus – une douzaine. Il y a Le Décaméron de Boccace et La Mort à Venise de Thomas Mann, mais aussi, plus proche du lecteur romand, Les Signes parmi nous de Ramuz. Et encore La Peste écarlate, dans lequel Jack London écrivait en 1912 ceci: «Un jour viendra où les hommes, moins occupés des besoins de leur vie matérielle, réapprendront à lire.»

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