Un temps, les Etats-Unis faisaient avaler n’importe quoi au monde entier. Le général Colin Powell, le 5 février 2003, pouvait imposer une fake news assurant que Saddam Hussein détenait des armes de destruction massive. Le 13 mars 2020, Zhao Lijian, porte-parole du Ministère chinois des affaires étrangères, affirmait: «L’armée américaine pourrait avoir apporté l’épidémie à Wuhan lors de jeux militaires sportifs.» De son côté, l’ambassadeur de Chine à Paris ose dire que son pays gère le Covid-19 avec «son sens… du civisme, qui fait défaut aux démocraties occidentales». C’en est trop! Les Chinois nous amènent le plus grand krach économique mondial depuis 1929. Et ils mentent et nous font la leçon.

La Chine sera inévitablement maîtresse du monde, elle peut tout se permettre. On s’aligne. Nous, Suisses, avons commencé très tôt. On s’en vante, avec la reconnaissance du régime communiste en 1950 déjà. Voulez-vous comprendre qui était le grand timonier? Lisez vite la biographie de Mao, par Chang et Halliday (Gallimard, 840 pages). Vous comprendrez mieux la suite. Quarante millions de morts lui sont imputables et il reste intouchable. En deux ou trois générations, le pli est pris; 1,3 milliard de gens sous surveillance absolue. Une incartade les fera disparaître ou condamner à mort. Le Tibet, j’y étais, complètement absorbé. C’est maintenant au tour du Xinjiang de devenir un camp de concentration à ciel ouvert.

Ce pays admirable

La Chine vient de loin. En 1976, elle avait le PIB de la Belgique. Il est le deuxième au monde. L’efficacité actuelle des Chinois est telle qu’ils peuvent tout acheter. Au hasard, après les ports d’Athènes et de Djibouti, ils sont les premiers investisseurs en Afrique, où l’Ethiopie leur est totalement dépendante. Par ailleurs, ils sont déjà propriétaires de Volvo, Pirelli, Syngenta, Smithfield, même Grasshopper! Ce pays admirable est aussi à l’origine de nombreuses infections. Ce fut au nord de la Chine, en Mongolie, que débuta en 1396 la peste bubonique. Vous vous souviendrez, plus récemment, de la grippe asiatique apparue en Chine en 1956, la grippe de Hongkong en 1970, la grippe aviaire de 1997, et le SRAS de 2003.

Et d’où vient ce fameux confinement, nouvelle épidémie mondiale, qui va mettre à terre nos économies, et qui n’a rien à voir avec les quarantaines, très localisées?

Et maintenant, ils nous vendent leurs masques, dont ils sont, évidemment, les premiers fabricants au monde. (De même qu’ils sont, dans un autre registre, devenus, le saviez-vous, premier producteur de caviar!) Et d’où vient ce fameux confinement, nouvelle épidémie mondiale, qui va mettre à terre nos économies, à part pour la Suède, et qui n’a rien à voir avec les quarantaines, très localisées? De Chine bien sûr, mais appliqué dictatorialement: on va jusqu’à souder votre porte d’entrée pour vous empêcher de sortir!

Les chauves-souris

Revenons-en au Covid-19. La Chine est clairement coupable. Oublions totalement, évidemment, la «création» d’un virus. (Même s’ils travaillent sur les armes biologiques.) Supposons que l’origine du Covid-19 vienne du marché aux animaux de Wuhan. En grande partie illégal. Déjà lors de l’épidémie du SRAS en 2003, ce commerce avait été interdit, avant de reprendre. La convention sur le commerce des espèces de faune sauvages menacées d’extinction n’est pas appliquée par la Chine. La fermeture de ces délicieux lieux réunissant des animaux vivants comme des singes, rats, serpents, chiens, etc., est restée lettre morte, à Wuhan et ailleurs. Mais en décembre, la vente des chauves-souris, qui hibernent, était suspendue! Elles étaient dans leurs cavernes. Ce qui fait que pas mal de sources penchent plutôt pour un accident lors de l’alimentation des laboratoires P-2 ou P-4.

P.S. Pour Monsieur l’Ambassadeur de Chine: je connais votre très beau et efficace pays, y compris les marchés. Je n’aurai donc pas besoin de nouveau visa. Et notez bien que je suis très modéré: Edouard Tétreau, dans «Les Echos» du 22 avril, écrit: «Covid-19: quand la Chine devra payer pour ses fautes. La responsabilité de la Chine de Xi Jinping dans la pandémie mondiale est incommensurable. Il faut sanctionner ce régime en réduisant sa place dans les institutions internationales, en faisant barrage à ses technologies et en taxant ses exportations.»