Lorsqu’elle était directrice générale de l’OMS, en 2003, Gro Harlem Brundtland s’était heurtée à une muraille de silence de la part des autorités chinoises. Durant des semaines, des mois, la Norvégienne n’obtint rien, pas la moindre information sur le SRAS alors que les morts s’empilaient au vu de tous à Hongkong. C’est sa pugnacité conjuguée à un lanceur d’alerte et à la pression des médias internationaux qui obligèrent, en avril, les autorités à passer à table. Le bilan de cette obstruction fut heureusement limité avec 800 morts, la plupart en Chine. Pékin fit une sorte de mea culpa et promit de changer. Dix-sept ans plus tard, le scénario s’est pourtant répété.

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