Cet été, «Le Temps» a confié ses espaces dévolus aux opinions à six personnalités, chacune sur un thème et une semaine. Notre journaliste Frédéric Koller anime cette troisième semaine, sur la Chine. Retrouvez toutes les contributions.

Indépendamment des origines très débattues du Covid-19, sa flambée initiale à Wuhan où des familles entières sont décédées à la maison, suivie de sa quasi-élimination du territoire chinois laissent une empreinte déterminante pour la Chine. La pandémie a peut-être infléchi les trajectoires des démocraties occidentales. L’Europe a, dit-on, connu son «moment hamiltonien» avec le premier emprunt levé par l’UE. Il est aussi presque certain que l’ex-président Trump aurait gagné les élections de 2020 s’il n’avait pas géré la crise sanitaire de manière désastreuse. La direction de la Chine, en revanche, ne changera pas. Au contraire, la pandémie l’a fortifiée dans ses convictions et sa direction, qui ne converge pas avec celle de l’Occident.