Pour une surprise, c’en fut une, ce mercredi. Voire une petite «bombe» médiatique explosant à la veille du 1er avril. Mais non, ce n’était pas un poisson-pilote égaré en eaux troubles fribourgeoises: tout est clair, au contraire, le Gruérien Christian Levrat – Christian Levrat, oui, la bête politique, le grand stratège du socialisme suisse, le joueur d’échecs, comme beaucoup le qualifient ce jeudi matin dans la presse – se glisse de l’autre côté du miroir en coiffant prochainement la tiare de président de La Poste. Question d’assumer sa «responsabilité» dans «une partie risquée», «appelé par un Conseil fédéral à majorité de droite», a-t-il confié à l’émission radio Forum de la RTS:

Partout, comme en son fief, dans La Gruyère, il dit que la «décision a été extrêmement difficile à prendre». Pendant «des nuits entières», il n’en a pas dormi, confie-t-il à La Liberté comme aux Freiburger Nachrichten ou au Journal du Jura. Preuve que le secret a été bien gardé autour de ce personnage qu’on dit puissant, au cœur d’un réseau phénoménal. Simonetta Sommaruga, sa future «ministre de tutelle», a pu placer sans encombre collégial un des siens à un poste important et peut alléguer sans rougir que celui-ci a toutes les qualités requises. C’était sans conteste le fait du jour, comme l’ont montré en ouverture de leur édition autant le Telegiornale de la RSI que le Tagesschau de la SRF: