Débat

Christoph Blocher et Yannick Buttet, duel sur la stratégie énergétique 2050

Christoph Blocher s’engage contre la stratégie énergétique 2050, une «machine à redistribution» sur laquelle les Suisses se prononcent le 21 mai. Il défend aussi l’idée d’un soutien à l’ensemble du secteur électrique, nucléaire y compris. Un combat d’arrière-garde, répond Yannick Buttet


Garantir l’approvisionnement

Christoph Blocher est l’un des acteurs majeurs du référendum contre la Stratégie énergétique 2050, sur laquelle les citoyens se prononcent le 21 mai. Celle-ci doit permettre à la Suisse de sortir, à terme, du nucléaire.

Dans une tribune rédigée pour Le Temps, le leader historique de l’UDC explique son opposition à une réforme qu’il qualifie de «machine à redistribution».

Pour lui, le marché électrique est déséquilibré en raison du subventionnement massif des énergies alternatives, en particulier en Allemagne. Une intervention qui fausse le jeu et qu’il faudrait attaquer devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour dumping. Au lieu de cela, la Stratégie énergétique défendue par Doris Leuthard mène tout droit à l’économie planifiée, écrit le Zurichois.

Lire son texte ici: «Il faut garantir l’approvisionnement électrique»


Investir dans l’avenir, pas le passé 

Du même parti que la ministre de l’énergie, le conseiller national PDC Yannick Buttet rejette les vues du stratège de la droite dure, qui reviennent à investir dans le passé et non dans l’avenir.

«Vouloir subventionner le nucléaire mais non les nouvelles énergies renouvelables, écrit-il c’est postuler le passéisme de notre pays et basculer dans le déni de la réalité actuelle. Avec l’opposition faite par une petite minorité à la stratégie énergétique 2050, j’ai appris que le repli sur soi et la peur de l’avenir pouvaient aussi s’étendre à des domaines plus éloignés du champ politique. Une leçon à retenir…»

Lire son texte ici: «Le nucléaire a vécu, vive le renouvelable!»

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