Alain Tanner est sans conteste l’un des cinéastes suisses les plus connus à l’étranger. Et souvent, à l’étranger, on a dû lui demander sa définition de ce cinéma suisse qui, pour beaucoup, ressemble à une équation à deux inconnues. Le réalisateur de La Salamandre a dit un jour ceci: «Le cinéma suisse, c’est un peu comme la marine suisse: on n’y croit pas. Or, les deux existent.» Un joli aphorisme que la Cinémathèque suisse a placé en exergue d’une plaquette éditée à l’occasion du Festival Lumière, manifestation lyonnaise entièrement dédiée au cinéma de patrimoine.