Pour les opposants au projet dit Clé de Rive, l’heure n’est plus aux compromis ou aux concessions. Une position assumée hier dans ces mêmes colonnes par Omar Azzabi, coprésident des Verts Ville de Genève, lequel justifie le rejet de cette réalisation majeure, issue de plus d’une décennie de négociations, en raison du parking souterrain de 500 places destiné à compenser les places de parc supprimées en surface. Un réflexe pavlovien pour la gauche de l’échiquier politique qui perçoit la voiture – fût-elle électrique – comme l’incarnation du mal, face à la bonne mobilité, douce et vertueuse.

Cette dialectique manichéenne balaie systématiquement la multimodalité et le pluralisme pourtant caractéristiques des environnements urbains. Cela est particulièrement ironique lorsque l’on sait que le fameux parking sera intégralement adapté à l’électromobilité et servira de plateforme de car sharing et de vélos en libre-service.