Opinion

Climatoscepticisme et «collapsologie», deux faces d’une même médaille?

OPINION. La «collapsologie» est le dernier avatar du syndrome de la vache qui regarde passer les trains, au risque de se faire écraser…, écrit l’expert en développement durable René Longet. Or, face à la crise environnementale, les recettes sont connues. Il ne reste qu’à passer à l’action

Au moment où une partie de la jeunesse descend dans la rue pour défendre son droit à la vie, d’autres secteurs de l’opinion semblent passer sans transition du climatoscepticisme à la «collapsologie». Pas si étonnant, car cela ressemble fort à deux faces de la même médaille. Certes, l’analyse plus précise de l’«effondrement» attendu peut nous aider à lui préférer une remise en question de nos façons de vivre. Mais ce peut aussi être le dernier (?) avatar du syndrome de la vache qui regarde passer les trains, au risque de se faire écraser…

Toutes les analyses convergent* sur les changements de cap nécessaires, et les jeunes s’y disent prêts et avec eux les nombreuses collectivités engagées sur le chemin de la sobriété énergétique à travers leur engagement en tant que Cités de l’énergie. Elles visent la «société à 2000 Watts»**, ce modèle développé par l’EPFZ qui consiste à diviser par trois la consommation d’énergie sur le territoire et à en assumer les trois quarts par les énergies renouvelables. Dans la foulée, il s’agira aussi d’aller vers l’économie circulaire, la promotion de la biodiversité, l’agro-écologie, une nouvelle approche de la mobilité, bref un mode de vie non seulement plus sain, mais qui cesse de nous enfermer dans le «toujours plus» et le «prêt-à-jeter».