Depuis les attentats de Paris en 2015, d’autres attaques sanglantes ont été menées dans d’autres grandes villes, mais aussi sur le territoire d’autres pays et continents que l’on croyait «préservés» de tout extrémisme politique. Ces actes barbares, même s’ils sont commis à l’autre bout du monde, suscitent en nous des sentiments de peur et d’insécurité. A ce jour, les services de renseignement, y compris en Suisse, considèrent que la menace terroriste est élevée tant en Europe que dans le reste du monde.

Notre pays a été épargné jusqu’ici. Mais on l’a vu, des pays comme la Nouvelle-Zélande ont été touchés par ce fléau, Il est aussi bon de rappeler que, dans les années 70, nous avons vécu des moments sanglants. Un attentat est toujours possible sur notre territoire, et des actions préventives efficaces et proportionnées sont nécessaires. C’est l’esprit et la lettre du projet examiné par le parlement. Il doit fournir à nos autorités chargées de la sécurité intérieure les outils nécessaires pour lutter contre le terrorisme. L’arsenal suisse contre l’extrémisme doit être complété.