Aurait-il oublié que la première demande d’un moratoire émane de la Convention citoyenne sur le climat? Il veut «tordre le cou à toutes les fausses idées» sur la 5G, promet-il. Menace sortie tout droit de l’Elysée, par la voix de son distingué locataire actuel au lendemain d’une tribune cosignée dans Le Journal du dimanche par près de 70 élus de La France insoumise et d’Europe Ecologie Les Verts, dont Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot. Tous le réclament, ce moratoire sur la mise en œuvre du nouveau réseau mobile dans l’Hexagone. La mise aux enchères des fréquences commencera le 29 septembre.

Et depuis, c’est la guerre des mots, entre les tenants de l’innovation et ceux qui expriment des réserves sur le déploiement de cette technologie – les représentants de la gauche écologiste –, qui est en train de tourner à l’un de ces affrontements politiques typiquement français. Il vise cette fois les maladresses du président de la République, les Verts reprochant à l’exécutif un passage en force et Emmanuel Macron les taxant d’obscurantisme. Mais pas n’importe comment, en ironisant sur ceux qui préféreraient «le modèle amish» et le «retour à la lampe à huile», lundi devant une centaine d’entrepreneurs issus du monde de la technologie.