Pour comprendre ce qui s’est passé à Berne la semaine dernière dans le dossier européen, il faut commencer par rappeler qu’il y a deux sortes de secrétaires d’Etat. La loi d’organisation de l’administration dispose qu’un directeur d’office peut se voir investir du titre de secrétaire d’Etat: il dirige alors un secrétariat d’Etat. Au Département fédéral des affaires étrangères, c’est le directeur politique qui en bénéficie. Le départ de la titulaire, Mme Krystyna Marty, prévu de longue date pour la fin de l’année, rendait urgent le choix d’un successeur.

M. Roberto Balzaretti, négociateur en chef du dossier européen, était secrétaire d’Etat à titre temporaire (oui, comme le général de Gaulle) en vertu d’un autre paragraphe de ladite loi, car il avait le mandat de représenter la Suisse «à des négociations internationales au plus haut niveau». Il a été nommé chef de la Direction des affaires européennes, qui a été soustraite à l’autorité de la Direction politique.