Digitale attitude

Consultez-vous trop souvent votre iPhone? Il y a des solutions!

Des applications permettent de surveiller sa consommation, et si votre dépendance est trop forte, choisissez un «dumbphone»

Dans le cadre d’une conférence de presse sur la sécurité des appareils sous iOS, Apple a livré un chiffre qui interpelle. L’utilisateur iPhone moyen déverrouille son portable 80 fois par jour. Ce qui représente six à sept fois par heure ou toutes les 10 minutes, une fréquence considérée comme normale. Un utilisateur acharné consulterait son portable 130 fois par jour, voire plus.

Ce qui serait intéressant, c’est de savoir où nous nous situons par rapport à ces chiffres. Vous et moi, sommes-nous dans la norme? J’ai la vague idée d’être du mauvais côté de la barrière, mais pour me confronter à la réalité, je télécharge les applications Checky, qui m’indique combien de fois par jour j’ouvre mon smartphone, et Moment, qui comptabilise le temps passé. Et je suis horrifiée. Mes résultats se situent au plus haut de la courbe.

Comment améliorer son score?

Je décide alors de changer mes habitudes. Je ne consulte plus Facebook à chaque feu rouge, ni en faisant la queue à la poste, à la banque ou entre deux clients aux Colis du cœur qui attendent d’être servis. J’attends dorénavant d’être à mon domicile pour découvrir, dans mon fil d’actualité, les tenues des stars sur le tapis rouge au gala du Met à New York, en savoir plus sur le meilleur flic de France jugé pour corruption et pour quelles raisons le musical Hamilton suscite un tel engouement à Broadway. Mes scores s’améliorent.

Si la honte ne vous motive pas à modifier votre comportement, il existe un autre moyen. Echanger son smartphone pour un dumbphone. Le Nokia 3310, modèle mythique de l’an 2000 qui permet de revisiter le jeu Snake a été ressuscité par Lekki, une start-up française. Et l’entreprise suisse Punkt propose un téléphone aux fonctionnalités limitées qui permettent de «téléphoner et envoyer des SMS. Un point c’est tout.»

Dépendant ou compulsif?

Si vous ne faites aucune de ces démarches, vous n’êtes pas addict pour autant, mais compulsif. Bien que de nombreux psychologues parlent d’un phénomène de dépendance aux réseaux sociaux – raison principale de consulter aussi souvent son téléphone – cette théorie n’est en réalité reconnue par aucune instance scientifique ni ouvrage de référence en psychiatrie, rappelle le Dr Michael Stora dans la revue Psychologies.

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