Le 6 décembre 1992, le peuple refusait, de peu, l’adhésion de la Suisse à L’Espace économique européen (EEE). Le tenants et aboutissants immédiats de de ce «dimanche noir», pour reprendre la célèbre et dépitée apostrophe de Jean-Pascal Delamuraz, sont bien connus. L’ouvrage de Daniel S. Miéville (Le 6 décembre 1992. Le non de la Suisse à l’Europe, 2013) et la récente publication des Documents diplomatiques suisses, recensés par Bernard Wüthrich dans ces colonnes, offrent un éclairage acéré sur l’attitude et les erreurs d’appréciation du Conseil fédéral, mais aussi sur les péripéties qui entourèrent la votation.