Le 12 février, les Suisses diront s’ils acceptent la RIE III, l’ambitieuse troisième réforme de l’imposition des entreprises. L’enjeu est connu: les régimes fiscaux privilégiés dont profitent aujourd’hui les sociétés multinationales installées en Suisse sont appelés à disparaître. Ils ne sont plus tolérés internationalement, ni par l’OCDE ni par l’UE.

Mais le consensus s’arrête à ce constat de base. Par quoi les remplacer? Sur l’arc lémanique, où ces sociétés sont particulièrement nombreuses, avec beaucoup d’emplois à la clé, l’imposition de ces entités au taux normal provoquerait leur départ. Les cantons concernés se sont donc résolus à abaisser leur taux ordinaire d’imposition pour éviter une hémorragie.

Mais comment financer cette baisse des recettes et en compensation de quoi? Vaud a pris les devants et fait approuver en votation populaire un compromis «rad’soc» ficelé entre le PS Pierre-Yves Maillard et le PLR Pascal Broulis.

Le ministre des finances vaudois est donc bien placé pour défendre aujourd’hui la réforme fédérale qui donne un cadre aux solutions cantonales et qui, juge-t-il, est à la fois équilibrée et indispensable au maintien des emplois et à la stabilité économique.

Lire son texte ici: «Pascal Broulis: la RIE III est essentielle pour toute notre économie»

En face, la socialiste Sandrine Salerno, responsable des finances de la ville de Genève, combat une réforme qui, dit-elle, va globalement détériorer les finances publiques des collectivités publiques, des villes en particulier, et qui sert des intérêts qui ne sont pas ceux de la population. En clair: la suppression des statuts fiscaux spéciaux oui, la baisse généralisée des recettes fiscales sans compensation sérieuse, non.

Lire son texte ici: «Sandrine Salerno: non à la troisième réforme fédérale de l’imposition des entreprises»


A lire aussi:

«La RIE III fait tanguer les socialistes genevois»

«Géométrie variable dans le soutien vaudois à la RIE III»

«La RIE III s’offre une campagne précoce»

Les Opinions publiées par Le Temps sont issues de personnalités qui s’expriment en leur nom propre. Elles ne représentent nullement la position du Temps.