Par 60,3% des voix, les citoyens suisses ont approuvé, le 27 septembre, la création d’un congé paternité de dix jours. La Suisse se met ainsi au diapason de l’Europe, même si elle a encore du chemin à parcourir par rapport à d’autres pays, notamment la France, 28 jours, la Norvège, 14 semaines, ou la Suède, 60 jours. Il s’agit malgré tout d’un progrès, qui n’aurait pas été possible sans le rôle moteur joué par les conventions collectives de travail (CCT).

Congé d’adoption et départ à la retraite

Avant la votation du 27 septembre, certains pères suisses étaient déjà au bénéfice d’un congé paternité, de deux à quatre semaines en général, par le biais de CCT. Celles-ci ont donc joué un rôle précurseur, dans ce domaine comme dans d’autres. Le congé maternité est, par exemple, de 14 semaines payées à 80% sur le plan légal, alors que dans l’horlogerie, ce congé est de 18 semaines rétribué à 100%. Cet effet d’entraînement ne s’est en revanche guère manifesté à propos du congé parental, qui est encore rare en Suisse, alors qu’il est de… 480 jours en Suède, record mondial!