Opinion
AbonnéOPINION. Avec la taxe carbone, on peut commencer à agir sans accord mondial, écrit Charles Wyplosz. L’Union européenne en donne l’exemple
Les participants à la COP26 rivalisent d’éloquence pour dénoncer les menaces sur la survie de l’humanité et proclament leur détermination à prendre des décisions héroïques. A quoi cela sert-il? Rappelons-nous de la déclaration finale de la COP21: «Historique par le nombre de participants et la force des engagements pris, l’Accord de Paris est sans précédent dans les négociations en matière de dérèglement climatique.» Six ans plus tard, il est admis que ces engagements ne permettront pas de limiter la hausse des températures à 1,5 degré, ni même à 2. Si la méthode reste la même à Glasgow, le résultat n’a aucune raison d’être meilleur.