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Le cordon ombilical des onze-douze ans, c’est le smartphone.
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Revue de presse

Le cordon ombilical des onze-douze ans? Le smartphone

Deux études récemment parues et dont la presse française se fait l’écho, sondent les pratiques des onze-douze ans en matière de numérique. Attention, vous allez être bousculés!

#BornSocial, vous connaissiez, vous, ce mot-clé? Il décrit la génération qui intéresse aujourd’hui beaucoup, beaucoup toutes celles et ceux qui se penchent sur les usages internet des enfants. Pas la génération Y ou Millenial, non: trop vieille elle, déjà, celle qui va lui succéder, celle qui est née «sociale», précisément, les petits doigts, les yeux, la tête, le cerveau dans les réseaux sociaux.

L’agence de marketing française Heaven, en collaboration avec l’association Génération numérique lui consacraient ces jours une étude et une journée. Tranche d’âge sondée: les onze-douze ans. C’est l’Express/L’Expansion qui nous apprend tout cela, et qui livre en une formule bien sentie le constat des chercheurs: «le cordon ombilical» de cette génération #BornSocial, c’est le smartphone.

Sans le cordon ombilical du smartphone, on n’est rien

Sans ce dispositif comme dirait, après Michel Foucault, le philosophe italien Giorgio Agamben, pas de «capacité de capturer, d’orienter, de déterminer, d’intercepter, de modeler, de contrôler et d’assurer les gestes, les conduites, les opinions et les discours des êtres vivants».

L’Express/L’expansion décrit: «Quand le premier iPhone est sorti, ils avaient 2 ou 3 ans. L’écran numéro un de cette génération est donc naturellement le smartphone. 48% des élèves de onze ans en possèdent un, et les autres se rattrapent vite: la proportion d’élèves équipés monte à 78% à douze ans, selon une enquête de 2016 du réseau Morphée et e-Enfance. Souvent, ils récupèrent le smartphone de l’un des parents lorsqu’il en change. En moyenne, les 7-12 ans passent 5h40 sur leur appareil chaque semaine, selon une étude d’Ipsos de 2016.»

5h40 sur leur smartphone par semaine…

Et 5h40 pour y faire quoi, lorsque l’on sait, par ailleurs, que l’inscription à un réseau social n’est théoriquement autorisée qu’à partir de 13 ans? Posez la question, c’est y répondre: quand les parents sont tombés dans la marmite Facebook – ce réseau de vieux – quand ils étaient ados, comment voulez-vous qu’ils résistent longtemps à la scie de leur progéniture? Raphaëlle Karayan écrit: «Les parents acceptent généralement que leurs enfants s’inscrivent sur un réseau social avant 13 ans. Difficile de le leur refuser alors qu’eux-mêmes passent leur temps collés à Facebook…»

Snapchat et Instagram

On l’a compris, ce n’est donc pas sur Facebook que les onze-douze ans passent leur temps et s’assurent une existence virtuelle et réelle auprès de leurs pairs. Alors où? Sur Snapchat et sur Instagram.

Snapchat, c’est pour rester en contact avec ses amis.

Instagram, où l’image a tant d’importance, «c’est le lieu de la projection publique, le principal vecteur d’expression du narcissisme virtuel […] c’est la plateforme où il y a la plus grande accumulation d’amis.»

Et pour apprendre et s’informer? YouTube!

Enfin, à l’heure où tous les éditeurs de presse planchent pour renouveler leur audience, capter les jeunes générations et tenter de les cueillir là où elles s’informent, l’étude de Heaven et Génération numérique lâche cette info bien utile: le média de référence et d’information des onze-douze ans, c’est YouTube. Et l’étude ajoute ce qui va jeter un certain effroi chez ces mêmes éditeurs de presse: 22% des jeunes de 12 ans utilisent des bloqueurs de publicité…

Les jeux vidéo, très bons pour le cerveau

Par un hasard du calendrier, une autre étude faisait surface hier, consacrée elle, on bouclera ainsi la boucle, aux jeux vidéo. Cécile Thibert, du Figaro, nous apprend qu’à «raison de deux heures par semaine, les jeux vidéo destinés aux enfants sont plutôt bénéfiques, selon une récente étude.» Elle précise: «Récemment, des chercheurs espagnols en neurosciences ont évalué le comportement et les capacités motrices et cognitives de 2440 enfants de Barcelone, âgés de 7 à 11 ans. Leurs résultats, publiés en septembre dans la revue «Annals of Neurology», montrent que les as de la manette présentent un meilleur temps de réaction aux stimuli que ceux privés de console, ainsi que de meilleurs résultats scolaires.»

On sort de ces deux études convaincu d’une chose: la sociabilité, le vivre-ensemble, l’information ne vont pas cesser d’être bouleversés par les nouvelles technologies de l’information. Et chaque génération continuera de bousculer plus rapidement la précédente.

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