Ce mercredi, le Conseil fédéral, uni en bloc derrière son ministre de la Santé, a maintenu la pression sur le pays pour juguler une pandémie qui semble pourtant s’éteindre d’elle-même. La consultation des cantons, dont la majorité souhaitait quelques allégements raisonnables pour la culture et la restauration, n’a pas infléchi l’état d’esprit hyper-sécuritaire de nos sept sages. Leur attitude est d’autant plus incompréhensible que les indicateurs qui avaient jusqu’ici servi à justifier les mesures sont désormais au beau fixe, ce qui explique l’exaspération des milieux professionnellement les plus touchés et de nombreux citoyens privés d’une vie normale.

Communication anxiogène

Dressons un nouveau point de situation de l’épidémie en Suisse en cette fin de février printanière. Même si on nous en rebat les oreilles, il convient de négliger la statistique des cas qui n’est pas très parlante dans la mesure où les tests se multiplient, particulièrement depuis début octobre. En outre, le nombre des cycles d’amplification pour déterminer la présence du virus est très (trop?) élevé. Les laboratoires utilisent 45 cycles en général, soit près du double de la normale, avec pour conséquence de déclarer positifs des cas non susceptibles de provoquer une transmission. Cela explique que l’immense majorité des testés positifs soit asymptomatique, ce qui ne renseigne donc pas sur les personnes touchées par la maladie. Pour toutes ces raisons, c’est plutôt l’ampleur des hospitalisations et le nombre des décès qu’il convient d’observer. Or, tous les deux sont en recul depuis mi-novembre déjà, respectivement mi-décembre.