Il y a quelques mois, la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), rattachée au Ministère français de l’intérieur, a publié un rapport faisant état d’une augmentation du nombre de signalements concernant des dérives sectaires, imputant ce phénomène au contexte actuel de la crise sanitaire. Sur la base de ce rapport, une interpellation a été déposée au Grand Conseil vaudois, ses auteur.e.s estimant qu’il n’y aurait pas de raison que la situation soit différente en Suisse. S’il n’est pas dans les prérogatives du Centre intercantonal d’information sur les croyances (CIC) de juger de telle ou telle démarche politique, il lui apparaît néanmoins nécessaire d’apporter quelques clarifications concernant la problématique des dérives «sectaires».