Inutile de croire que la dictature chinoise a propagé le coronavirus dans le but d’abattre les démocraties (une théorie complotiste parmi d’autres) pour se convaincre que le SARS-CoV-2 fragilise nos institutions. Le Covid-19 agit comme un poison dans le débat démocratique par les peurs qu’il suscite et les mesures de protection qu’il impose en retour. Les peurs du virus lui-même et de son antidote, le vaccin, alimentent haines et fantasmes. Les restrictions sanitaires aussi liberticides que libératrices clivent la société en des camps de plus en plus irréconciliables.