De tout temps et sous tous les cieux des bornes furent posées pour limiter les maux de la guerre. La coutume commença d’être codifiée dans la seconde moitié du XIXe siècle. Très schématiquement, la Première Convention de Genève fut signée en 1864. Elle fut complétée et élargie après chaque conflit jusqu’en 1949, voire 1977, avec l’addition de protocoles. Ces instruments juridiques visent à protéger ceux qui ne participent pas, ou plus, aux hostilités: blessés et malades, naufragés, prisonniers et populations civiles. La Convention de La Haye relative aux lois et coutumes de la guerre fut signée en 1907. Elle fut suivie de différents traités interdisant l’emploi de certaines armes, négociés, de nos jours, sous l’égide des Nations unies. Ces accords visent globalement à limiter les moyens de nuire à l’ennemi. Les droits de Genève et de La Haye forment le droit de la guerre (jus in bello). Les Etats signataires sont responsables de leur application. Il n’existe pas de juridiction extérieure punissant ceux qui auraient enfreint les règles*.