La crise sanitaire mondiale a mis en évidence un certain nombre de choses que nous avions oubliées et occultées. Comme la nécessité d’un Etat capable d’agir au nom de l’intérêt général, de services publics qui fonctionnent, de médias fiables, de la coopération avant la compétition. Difficile, en effet, durant une pandémie de plaider pour moins d’Etat, pour l’autorégulation de l’économie, pour une compétitivité sans foi ni loi, même si certains dirigeants populistes ont essayé, quelques jours, de jouer à ce jeu-là.