Revue de presse

Les crises, partout autour du monde, sèment la zizanie au sein de l’OTAN

On a connu anniversaire plus joyeux. Le sommet de la septuagénaire Alliance atlantique révèle les dessous encore trop guerriers d’un monde apparemment pacifié depuis la fin de la guerre froide. Apparemment, insistent les médias

L’unité de façade qu’affiche la photo de famille des dirigeants des 29 Etats membres de l’Alliance atlantique regroupés comme une classe d’élèves très sage autour de la reine Elisabeth II à Buckingham Palace ce mardi ne saurait cacher l’essentiel: la zizanie qui règne au sein de l’OTAN juste avant le sommet de son 70e anniversaire à Londres, ces 3 et 4 décembre. La preuve? Cette série de passes d’armes entre l’Etats-Unien Donald Trump, le Français Emmanuel Macron et le Turc Recep Tayyip Erdogan qui affaiblit de manière notoire l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord face à la montée en puissance de la Russie et de la Chine.

«On a connu anniversaire plus joyeux», car «les sujets à l’ordre du jour sont nombreux, les sujets de fâcheries plus encore», écrit Courrier international. «La tentative de Macron de redéfinir la nature de l’OTAN va se dégonfler comme un ballon de baudruche», prévoit le Daily Telegraph, alors que le Guardian juge que la présence à Londres de Donald Trump «pourrait influer» sur la campagne électorale en cours au Royaume-Uni. Enfin, il y a le président turc «qui fait ce qui lui plaît, sans faire grand cas de ses partenaires» constate le Kurier autrichien dans un commentaire repéré par Eurotopics.net.