Mai 1968 fut, avec le recul, une stupéfiante «révolution». D’abord parce qu’elle parvint, en trois semaines de revendications utopiques et d’émeutes parisiennes, à fissurer pour de bon la statue du commandeur de De Gaulle. Ensuite, parce qu’elle ouvrit le chemin des commandes de la France à une génération pressée de remplacer celle de la Libération.