C’était il y a trois semaines, il y a presque une éternité en cette période de confinement où le temps réel, comme dans les films de science-fiction, ne semble pas équivalent au temps vécu. Après son téléjournal de la mi-journée, France 2 diffusait Les Tontons flingueurs. Et dans la foulée, j’apprenais que le lendemain, le début d’après-midi serait placé sous le signe de La Grande Vadrouille. Le grand cinéma populaire à la française à la rescousse d’une population devant apprendre à rester chez elle. Car c’est un fait, la promesse de retrouver des comédiens «comme on n’en fait plus», couplée à celle de réentendre des dialogues «comme on n’en écrit plus», est autrement plus agréable que celle de devoir se farcir un énième Taxi ou une «danyboonerie» à l’humour de fond de caleçon. Ou, pour moi du moins, d’avoir à subir une intégrale Luc Besson synonyme de torture extrême.