Le titre de cette chronique est un peu suicidaire. Il ressemble à celui d’un rapport d’office fédéral ou d’une table ronde entre professionnels, comme il y en a tant. Car peu de domaines sont autant scrutés que celui de la culture. En temps normal, elle était déjà l’objet de toutes les attentions. Avec la pandémie, c’est une avalanche d’études qui s’est déclenchée pour mesurer l’impact du virus sur l’activité culturelle, et qui se déverse encore aujourd’hui pour interroger la suite du film: comment dessiner le futur d’un secteur si fortement impacté par toutes les ruptures de l’époque, en particulier par les séductions numériques qui bouleversent de fond en comble les habitudes des publics?