Les dernières élections au Conseil d’Etat valaisan revêtent un caractère historique dont nous ne mesurons pas encore complètement l’ampleur. Tout d’abord, elles permettent aux principaux partis cantonaux de se voir représenter au sein du gouvernement sans devoir subir le détestable jeu de la chaise musicale. En effet, lors des élections de 2013, l’UDCVR avait ravi le siège au PLR, contraignant ce parti à s’installer dans une dynamique d’opposition dont il ne maîtrisait pas les codes. Quatre ans plus tard, le PLR faisait son retour avec un néophyte en politique, renvoyant notre parti à son statut, hélas trop fréquent à mon goût, de force d’opposition.

Aujourd’hui, avec la présence de ces deux partis de droite aux côtés du Centre et du Parti socialiste, une forme d’équilibre est finalement atteint. Ensuite, c’est la majorité historique du PDC qui s’est effondrée, dans un mouvement certes amorcé depuis quelques années – perte de la majorité dans les villes en 2012, puis au Grand Conseil en 2013 – mais qui tardait à se concrétiser au niveau du Conseil d’Etat. Les premières fissures étaient apparues lors de l’élection au Conseil des Etats de 2019, puisqu’il ne manquait que quelques centaines de voix à Mathias Reynard pour ravir un des deux sièges à la Chambre des cantons. Si ce dernier avait été élu, que se serait-il passé le 28 mars dernier?