«J'ai commencé à les connaître en 1978. Il n'y avait aucune présence de l'Etat dans ma région, à San Rafael, à l'est d'Antioqua. Ils étaient les seuls à parler politique. Par la suite, en ville, j'ai été milicien pour la guérilla. Je leur rendais des services comme du transport ou du renseignement. Je vivais dans la peur, je savais que ce que je faisais était mal. Un jour, j'ai décidé de ne plus collaborer. L'objectif de démobilisation du gouvernement est très positif. Mais il n'a pas tenu certaines promesses. Je reçois deux fois moins d'argent que l'aide promise quand j'ai signé ma démobilisation. Ce n'est pas assez pour vivre.»

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