La longue enquête qu’a publiée cette semaine Le Temps sur la compagnie de danse genevoise Alias est accablante. Plusieurs témoins et victimes affirment que pendant des années son directeur aurait profité de son statut de chorégraphe star pour abuser de danseuses à l’issue d’auditions se terminant régulièrement à son domicile. Attouchements, massages, obsession de la nudité: ce professionnel reconnu à l’international et largement soutenu par les pouvoirs publics est accablé par une multitude de témoignages concordants. En août dernier, il a d’ailleurs été condamné à 5 mois de prison avec sursis et 5000 francs de tort moral pour «acte d’ordre sexuel sur personne incapable de résistance».