Ce qu’a fait Darius Rochebin est mal. C’est mal de draguer lourdement petits et grands, d’utiliser sa notoriété pour attirer ses proies et plus encore de recourir à des avatars numériques pour les piéger. Mais, trois jours après la stupéfaction, ces révélations sont considérées différemment selon les générations. Quand les moins de 40 ans assènent: «Ce n’est pas bien, point», nous, les plus de 50 ans, avons tendance à temporiser d’un: «Ce n’est pas bien, mais…» A entendre les conversations de mes contemporains, nous semblons nettement moins scandalisés que nos cadets. Je dirais même que les tribulations tortueuses de ce gendre idéal, bonne fée des foyers et fleuron de la nation, lui donnent à nos yeux une nouvelle dimension.

L’enquête qui a tout déclenché: La RTS, Darius Rochebin et la loi du silence