Biodiversité médicale: où sont passés les médecins de premier recours?
OPINION. Il y a trop de spécialistes et pas assez de généralistes, or la hausse de l’offre médicale génère celle de la demande; voilà comment les coûts de la santé explosent, constate Jan Overbeck, médecin interniste et candidat PLR au Conseil national
Le Temps publie régulièrement des tribunes sur le système de santé et son coût. Parmi les dernières contributions:
Pour retrouver tous nos aticles sur les primes d'assurance maladie, c'est ici
Les politiciens et les assureurs recommandent de consulter un médecin de famille en cas de problème médical. Cependant, de nombreux patients rencontrent des difficultés majeures pour trouver un médecin de premier recours, ce qui les pousse à se rendre directement aux urgences de l’hôpital même pour des problèmes médicaux mineurs. Par conséquent, les services d’urgence sont surchargés par ces patients, ce qui bloque le flux pour les véritables urgences. Il s’agit d’un développement coûteux et médicalement inefficace. Malgré les plus de 80 milliards de francs dépensés pour le système de santé, l’accès à celui-ci semble devenir de plus en plus difficile.
Sommes-nous confrontés à une pénurie de médecins? La Fédération des médecins suisses (FMH) compte 42 002 médecins (chiffre de 2022). Avec une population en Suisse d’environ 8,5 millions d’habitants, cela équivaut à un médecin pour 250 habitants. Selon les études de l’OCDE, il faudrait en réalité un médecin pour 1500 habitants! Où se situe donc le problème?
Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.