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Il faut ancrer la tradition humanitaire suisse dans notre Constitution!

OPINION. La Berne fédérale semble avoir perdu toute boussole humaniste, écrivent le Vert genevois Nicolas Walder et le Vert vaudois Raphaël Mahaim, pour qui la solidarité internationale doit entrer dans la Constitution, au besoin par une initiative populaire

Agrandir l'image Les sceaux et signatures de la Convention de Genève du 6 juillet 1906, qui règle l'amélioration du sort des blessés et des malades des armées en temps de guerre, figurent aux Archives fédérales. Berne, août 2004. — © GAETAN BALLY / KEYSTONE
Les sceaux et signatures de la Convention de Genève du 6 juillet 1906, qui règle l'amélioration du sort des blessés et des malades des armées en temps de guerre, figurent aux Archives fédérales. Berne, août 2004. — © GAETAN BALLY / KEYSTONE

La Suisse a mal à sa tradition humanitaire. Du moins si l’on en croit l’ambiance générale au parlement et au Conseil fédéral. Alors que le monde connaît à nouveau des guerres dramatiques de haute intensité en plusieurs régions, la Berne fédérale semble avoir perdu toute boussole humaniste, allant jusqu’à déshonorer la tradition helvétique en la matière. La Suisse d’Henry Dunant et de la Croix-Rouge est élevée au rang de mythe dans le discours public, mais les décisions politiques récentes sont autant de coups de canif – pour ne pas dire de poignard – dans cet héritage.

De façon indigne et en abandonnant toute forme de rationalité dans la discussion, le parlement s’en est pris frontalement à la contribution suisse à l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient). Lors de cette dernière session d’automne, le Conseil national a même voté une suppression pure et simple de toute contribution à l’agence onusienne. Une motion que le conseiller fédéral Ignazio Cassis s’est empressé d’appliquer sans même attendre son traitement par la Chambre des cantons.

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