La chute de l'identification partisane en Suisse et ses conséquences pour les échéances électorales
OPINION. L'UDC se situe dans une bonne position pour gagner les voix de celles et ceux qui ne s'identifient à aucun parti et dont le nombre est en hausse, constatent les spécialistes de sociologie politique Anke Tresch, Line Rennwald et Lukas Lauener
Pouvoir compter sur un nombre élevé de sympathisant·e·s constitue une ressource cruciale pour les partis politiques. Sans adhérer formellement à un parti, il est courant que les citoyennes et citoyens déclarent se sentir proches d'un parti. Il s'agit alors pour les partis de mobiliser en priorité ces personnes-là lors des échéances électorales. Dans le cadre de la démocratie directe également, les votant·e·s ont souvent tendance à suivre le mot d'ordre de leur parti préféré. On parle en science politique d'identification partisane pour qualifier un lien affectif à un parti servant de filtre dans le traitement des informations politiques. Cependant, le nombre de personnes s'identifiant à un parti politique a fortement chuté dans de nombreuses démocraties occidentales.
La part des personnes se déclarant proches d'un parti, passée de 52% en 1971 à 31% en 2019
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