Dès la mi-mars, dans les points de presse au sujet du coronavirus du gouvernement vaudois, sa présidente, Nuria Gorrite, n’avait pas lésiné, c’était légitime, sur une certaine dramatisation: il s’agissait alors, au moment des premières mesures, de souligner que l’heure était grave, qu’il fallait «éviter des morts».

La tragédie, c’est que le canton de Vaud y est moins parvenu que les autres, en Suisse. Et que le «y en a point comme nous» de la chanson fameuse s’est transformé ici en plus de 400 morts, record national. Surtout, plus de 60% de ces décès sont survenus dans les EMS, dont le M a trop souvent signifié mort plutôt que médical.