Plus de 290 000 morts à ce jour. Et depuis plus de deux mois, «tout ce temps à attendre impatiemment la libération…» écrivait il y a quelques jours El País à Madrid, capitale d'un pays où les restrictions pour stopper la propagation du nouveau coronavirus ont été très dures. «Et voilà que chez certains, c’est l’hésitation», a constaté le quotidien espagnol dans un article repéré par Courrier international. C'est ce qu'on appelle désormais le «syndrome de la cabane». Ou la peur des préfixes devant le mot «confinement» qui changent tout. Après le «dé», le re»? Horror, vade retro, corona!

«Beaucoup [...] ont le sentiment que l’heure n’est pas encore tout à fait venue de ressortir.» Un peu comme dans L’Ange exterminateur de Luis Buñuel (1962), où une force invisible semble empêcher les personnages de quitter la maison» où ils sont invités. Et si l'on «gardait pour toujours le hashtag #RestezChezVous? Chacun a ses raisons: peur d’être contaminé, angoisse à l’idée de reprendre les cadences exigeantes de la réalité, révélation des plaisirs simples de la vie au foyer»...