Cet été, «Le Temps» a confié ses espaces dévolus aux opinions à six personnalités, chacune sur un thème et une semaine. Notre journaliste Frédéric Koller anime cette troisième semaine, sur la Chine. Retrouvez toutes les contributions.

Nous vivons à une époque de concurrence de systèmes entre les Etats-Unis, la Chine et éventuellement l’Union européenne. La Suisse est impliquée dans cet affrontement. Elle vient enfin de formuler une stratégie concernant la Chine. La pression pour remettre en question la coopération et les bonnes relations entre la Suisse et la Chine est de plus en plus forte en politique intérieure. Ces mises en garde contre la Chine sont basées sur des faits aussi bien que sur des perceptions ou des idéologies. Sont évoqués, entre autres, la situation en matière de droits de l’homme, le projet de la «nouvelle Route de la soie» comme outil de colonisation, les émissions de CO2, la dépendance des économies occidentales vis-à-vis du marché chinois ou encore le fossé entre les riches et les pauvres qui se creuse en Chine. La stratégie sur la Chine du Conseil fédéral vise le difficile équilibre entre la coopération économique, le maintien de bonnes relations entre les deux pays et la prise en compte des voix de plus en plus critiques au sein du parlement. Les universités suisses luttent aussi pour une forme de collaboration modernisée avec leurs partenaires chinois.