En Suisse et partout ailleurs en Europe, le sort des Ukrainiens suscite un vaste élan de solidarité. Non seulement la guerre qui les frappe est proche de nous sur le plan géographique, mais elle se déroule dans une Europe qui, depuis les tombeaux de Srebrenica, croyait en avoir fini avec les larmes et les armes. Le destin de Kiev nous touche d’autant plus que le régime de Poutine provoque l’incompréhension, voire l’aversion, de beaucoup d’entre nous. Ce sentiment de proximité se traduit notamment par des actes politiques. Mardi, Karin Keller-Sutter évoquait la possibilité de donner aux Ukrainiens un statut de protection provisoire. Créé en 1998 dans le contexte de la guerre en ex-Yougoslavie, le permis S avait été octroyé aux réfugiés de ces conflits.