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© Chandan Khanna/AFP Photo

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#DeleteFacebook, le hashtag de l'amertume

En réaction à l’attitude de Mark Zuckerberg face à une succession de scandales, le mouvement de boycott a pris son envol sur Twitter. Cela alors que le PDG du réseau doit se soumettre ces mardi et mercredi à des auditions parlementaires

Cofondateur d’Apple, Steve Wozniak vient de décider à son tour de participer au mot d’ordre #DeleteFacebook. Du moins en partie. S’il n’a pas supprimé son compte, histoire d’éviter que des vautours lui ravissent son identité, il a annoncé qu’il le gelait. Fini. Neutralisé. Bloqué. Immobilisé. Pendant que Mark Zuckerberg, en pleine tournée des excuses devant le Congrès à Washington, doit apprendre à faire des nœuds de cravate, d’autres se concentrent sur une tâche moins compliquée: boycotter le réseau social en pleine tourmente.

Lire aussi: Mark Zuckerberg, le grand test

Pour rappel, le PDG de Facebook a fini par admettre que Cambridge Analytica a siphonné les données de près de 87 millions d’utilisateurs de sa plateforme à des fins politiques. Ce n’est qu’acculé et sous pression qu’il a amorcé des changements pour mieux les protéger. Mark Zuckerberg, qui doit se soumettre à des auditions devant une commission parlementaire ces mardi et mercredi, a péché par manque de transparence. Pour beaucoup, son acte de contrition a un goût amer. C’est en tout cas l’avis de ceux qui se rallient à la campagne #DeleteFacebook.

Steve Wozniak explique sa décision à USA Today. Les profits de Facebook reposent «entièrement sur les données des utilisateurs, alors que ces derniers ne perçoivent aucun bénéfice en retour», dénonce-t-il. Tim Cook, l’actuel patron d’Apple, a eu des mots tout aussi durs contre le modèle d’affaires de Facebook. Elon Musk, le patron de Tesla et de SpaceX, a quant à lui supprimé les pages certifiées de ses deux entreprises du réseau le 23 mars, en répondant à un twitto qui l’interpellait à ce sujet.

La manipulation russe agace

Le mouvement a surtout décollé quand Brian Acton, cofondateur de WhatsApp, qui travaille aujourd’hui pour Signal, une autre application de messagerie, a tweeté, le 20 mars: «Il est temps. #deletefacebook». Brian Acton, celui-là même qui a vendu WhatsApp pour environ 16 milliards de dollars à Facebook en 2014… D’autres entrepreneurs de la Silicon Valley ont tourné le dos à Facebook, de façon plus bruyante, en critiquant ouvertement le comportement de Mark Zuckerberg. C’est le cas par exemple de Roger McNamee, un de ses premiers investisseurs. Peter Thiel avait déjà planté ses banderilles avant que l’affaire Cambridge Analytica n’éclate à la mi-mars. Alors même qu’il est membre du conseil d’administration de Facebook.

#DeleteFacebook a aussi drainé son lot de stars. Comme la chanteuse Cher, la vedette de Bollywood Farhan Akhtar. Ou le comédien-humoriste Jim Carrey. Le 6 février déjà, le comique, cette fois très sérieux, annonçait qu'il supprimait sa page et vendait ses actions Facebook, parce que la plateforme «a profité de l’interférence russe dans nos élections et n’a toujours pas assez agi». «J’encourage tous les investisseurs qui se soucient de notre avenir à faire de même», a-t-il ajouté avec le hasthag #unfriendfacebook. Un hashtag qui a un peu moins décollé.

Petite précision: ceux qui ont appliqué #DeleteFacebook à la lettre n’ont pas forcément été jusqu’à se priver de leurs comptes Instagram ou WhatsApp, qui pourtant appartiennent à Facebook. L’esprit frondeur a ses limites.

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