Il est quasi nu, cette fois, tel le bon Dagobert qui mit sa culotte à l’envers. Ce mardi, l’Agence France-Presse a décortiqué la presse, qu’elle a trouvée sévère pour l’ex-roi des Belges. Albert II a dû finalement reconnaître l’existence de sa fille née hors mariage. Un geste intervenu «trop tard» pour Le Soir ou qui révèle son «égocentrisme» pour les Het Laatste Nieuws. Contraint par la justice du Plat Pays d’effectuer un test ADN, l’ancien monarque a admis lundi soir qu’il était bien le père biologique de Delphine Boël, née il y a plus de 50 ans, dans un communiqué au ton arctique publié par ses avocats.


Une si longue histoire…


C’est que jusqu’ici, «il n’y avait plus que le roi» pour la nier, cette filiation, constate Le Soir dans un éditorial au vitriol, nonobstant poétiquement titré «A avoir trop de pères, Delphine Boël n’en a eu aucun»… Allusion non voilée au paternel «officiel», Jacques Pol Pascal Marie Ghislain Boël, qui ne l’était en tout cas pas, la justice l’a aussi prouvé. Le quotidien de Bruxelles estime que ce geste aurait dû être fait «il y a 20 ans, 10 ans, 5 ans», et que l’ex-roi «se serait honoré en reconnaissant cette paternité qui sautait aux yeux». La ressemblance physique entre les deux personnes est en effet frappante, quasi transparente, et c’est entre autres pour cela que l’affaire a capté l’intérêt de la presse internationale qu’a lue L’Avenir.