Difficile de ne pas voir dans les manifestations de Hongkong l’expression d’une confrontation aux résonances mondiales entre tenants de la démocratie d’une part et tenants d’un ordre autoritaire de l’autre. Or il faut bien constater que les démocrates d’aujourd’hui sont bien mal servis par les démocraties. D’un côté, il y a la Chine, nouveau champion de l’autoritarisme qui a le droit international pour elle, Hongkong relevant de sa souveraineté. Les événements de Hongkong contredisent toutefois le discours du régime en place à Pékin depuis 70 ans sur la nature même du «peuple chinois» soi-disant porteur d’un «nouveau» modèle politique alliant efficacité économique et dictature.

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